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Visa

Working Holiday Visa

If you’re between 18 and 30, a Work Holiday Visa is easier to get than another visa category. You can stay in Canada for one year, but you’re not allowed to work more than 3 months for the same company. If you’re from one of the country list below, a Work Holiday Visa can be a first solution to live in Canada.

  • Austria
  • Australia
  • Belgium
  • Finland
  • Germany
  • Ireland
  • Japan
  • Netherlands
  • New Zealand
  • Sweden
  • Switzerland
  • South Africa
  • United Kingdom
  • Ukraine
  • USA

More explanations here: https://www.immigrationexpert.com/18-463.htm

FRANCE :

If you are a french citizen and want to explore and work in Canada from 6 to 12 months, you can apply for the working holiday VISA. This is an exclusive partnership between France and Canada that give many advantages. For more information/ Pour plus d’infos :

http://www.dfait-maeci.gc.ca/canada-europa/france/visas/pvt-fr.asp

Emigrer au Québec

Article publié le 1er mai 2005 sur le site [http://www.carnetsdimages.org/index.php?p=7&pb=468&debut=175]

Voici quelques conseils et trucs que je peux vous donner si vous aussi vous avez envie de venir vous installer au Québec.

“Pourquoi tu es venu au Québec?” Ca, on ne manquera pas de vous le demander une fois arrivé. Les immigrants, surtout venant d’Europe, ça intrigue pas mal de Québécois. Cette question, il faut bien sûr se la poser avant de préparer ses bagages… Une expatriation se prépare.

Premier conseil, donc: bien réfléchir. On ne part pas comme ça dans un pays étranger sur un coup de tête. Surtout pour ceux d’entre vous qui ont des enfants.

Il faut peser le pour et le contre. Qu’est ce qu’on laisse? Qu’est ce qu’on espère? Qu’est ce qu’on s’attend trouver? Cette étape est la plus importante. Une fois que vous serez décidé.. allez droit vers votre objectif! Et si ça ne va pas, ne regrettez pas votre choix, mais allez de l’avant. C’est ma façon de faire. Pour l’instant, ça marche.

Mon expatriation a muri dans ma tête pendant plusieurs années, et puis j’ai commencé à bien tout préparer avec soin (et organisation) pendant presque un an. Je vous renvoie aux premières rubriques, pour tout ça.

Deuxième conseil, qu’on vous donnera lors des réunions d’informations à la Délégation Générale du Québec à Paris, c’est de venir sur place! Je ne comprends pas comment on peut décider de partir vivre dans un endroit où on n’est jamais allé, même en vacances.

Si le Québec vous fait rêver, commencez par y aller en vacances en été. Puis en hiver. Regardez les choses. Observez les gens. Humez l’air de la Belle Province. Essayez de vous imaginer vivant votre quotidien sur place. Ca vous plait? Vous sentez que vous pourriez être heureux ici? OK, alors foncez!

Troisième conseil: faites des économies! Pas la peine d’acheter une télé 16/9e si vous partez dans quelques mois. Vous seriez obligé de vous en débarasser, ou de la stocker dans un garage… Vous aurez besoin de quoi vivre pendant 6 mois sans rentrée d’argent, et avec de grosses dépenses (il faut se meubler, se loger, peut-être prendre l’avion deux fois la première année...). Pour votre information, j’ai tenu 6 mois avec 8000 euros, mais sans trop d’extras. Les 1000 dollars exigés ne vous permettront pas de vous en sortir. Il faut bien plus.

Démissionnez le plus tard possible, au moins pas avant d’avoir le visa collé dans le passeport. Je sais, c’est dur, on n’a plus la tête à ça, mais c’est important.

Quatrième conseil: Informez vous! Préparez votre voyage! Glanez des informations. Même si on vous en dispense, allez à toutes les réunions d’informations de la Délégation Générale. Notez bien les informations pratiques qu’on vous donne, les adresses internet des organismes… Pour le moment, c’est loin de vos préoccupations, mais une fois installé dans votre 4 1/2, le moindre petit numéro de téléphone noté sur un bout de papier peut être bien utile. Surtout au début, avec toutes les démarches à faire, et ensuite, pour la recherche d’emploi.

Parcourez Internet, lisez des témoignages, renseignez vous sur le marché de l’emploi, les listes des professions régies par un ordre professionnel, qui vous seront fermées à moins que vous ne repreniez vos études. Si vous êtes kiné, par exemple, pas la peine d’espérer mieux qu’un boulot de masseuse. Sinon, vous devrez peut-être changer de branche (ce que j’ai fait, c’est possible aussi).

Ah! Ca, on me le demande tout le temps: Cinquième conseil: s’adapter (sans râler). A Rome, on fait comme les Romains. A Montréal, on fait comme les Québécois, même si c’est pénible. Exemple le plus marquant: le monde du travail.

Pas la peine de penser trouver un emploi avant votre arrivée! Ici, ça ne marche pas comme ça. Non, non, ici, c’est la flexibilité à l’américaine: les patrons veulent trouver leurs employés tout de suite, là, maintenant. Pas dans six mois. Votre patron éventuel ne vous attendra pas. Lui demander un papier pour avoir votre visa? Et puis quoi encore! Il trouvera plus simple de trouver un Québécois à côté de chez lui... et de toute façon, pour vous embaucher sans permis de travail (le Numéro d’Assurance Sociale, NAS), il devrait prouver qu’aucun résident du Canada ne pourrait faire l’affaire à votre place. Trop compliqué.

C’est une grosse différence culturelle, le monde du travail. En France, on cherche un boulot, puis on démissionne et on essaye de raccourcir son préavis. Ici, on peut quitter son boulot dans la semaine, voire le quart d’heure. Alors, espérer faire patienter un patron pendant trois ou six mois... n’y pensez même pas. Sauf si vous êtes super recherché dans votre domaine... et encore. Autre différence à savoir: votre CV français sera à relooker complètement aux normes québécoises. On ne met pas son âge, par exemple, ni sa nationalité. En revanche, il faut mettre en avant les projets menés à bien dont vous êtes le plus fier. C’est comme les vacances: ici, on a douze jours de vacances par an. Voilà. C’est tout. Sinon, c’est du sans solde. Et encore: moi, on me paye plus cher, mais en contrepartie, je n’ai droit à aucun jour de vacances. Ca me convient, j’ai accepté. Si je trouve mieux ailleurs, je changerai. Enfin, on passe tous par des trucs pas terribles avant d’évoluer. C’est ce qu’on appelle pudiquement la “première expérience québécoise”.

On peut ne pas être d’accord avec ce système... mais à nous de faire avec si on veut vivre ici. C’est comme ça.

Je sais que je suis abrupt, mais mieux vaut le savoir avant de partir, non?

Sixième conseil: soyez or-ga-ni-sé!. En parallèle des démarches officielles, préparez un plan d’action pour avant le départ, et après l’arrivée. Par exemple, qu’allez vous faire de vos affaires? Ne vendez pas tout, au cas où ça ne se passerait pas bien. Gardez une solution de repli. Il sera toujours temps de retourner en France dans quelques mois pour vendre votre commode Louis XVI, votre appareil à muscu et votre aquarium 240 litres…

Vendez votre voiture qui perdra de la valeur dans un garage. Ne l’emportez pas, elles sont moins chères ici. Et votre petite Clio ne résisterait pas à son premier hiver québécois. Votre canapé en soie du Japon que vous adorez, vous le ferez venir lors d’un autre voyage. Ce n’est pas urgent. Et pour Médor ou Pompon... je ne sais pas, mais Laure et Guillaume sont venus avec leur Princesse. Ils pourront peut-être vous répondre.

Qu’allez vous emporter? Faites un tri de ce que vous jetez, de ce que vous gardez, de ce que vous emportez. Prenez tous vos papiers importants, et faites en des photocopies. Pareil avec les cartes d’identité, de crédit, passeport, et autres permis de conduire… Pour le passeport, prenez-en un biométrique dès que ça va sortir. La frontière des Etats-Unis n’est qu’à 70 Km de Montréal, et on vous le réclamera si vous voulez faire une visite aux voisins du sud. Attention, votre visa d’immigrant sera collé dedans! Ne faites pas ça à la dernière minute!

Profitez-en pour refaire faire vos papiers tant que vous avez encore une adresse en France. On ne sait jamais. Et faites vérifier que votre carte vitale marche. Elle sera nécessaire à Montréal pour avoir votre carte soleil. Si vous êtes Français, vous êtes couverts dès votre arrivée, et vous n’aurez pas à repasser votre permis. Profitez-en, ce n’est pas le cas de tout le monde.

Emportez deux ou trois choses légères et peu volumineuses auxquelles vous tenez. Ca aide à se sentir chez soi, quand on s’installe. Pour moi, c’était des housses de couette, mon bol à petit déjeuner, quelques BD…

Petit truc 1 : tant que vous êtes salarié, prenez une carte American Express si vous pouvez. Il y a des cartes gratuites, comme la Blue, que j’avais prise. Pourquoi? D’abord, parce que c’est bien d’avoir deux cartes de paiement différentes. Au début, on explose tous les plafonds, avec les meubles à acheter, la vaisselle, les électroménagers… et surtout, Amex pourra regarder un peu les mouvements que vous aurez faits lors de votre demande de carte de crédit américaine. Sans travail ni salaire, ça ne marchera pas, mais si votre dossier est limite, ça peut aider.

Une fois le pied posé sur le sol canadien, vous serez officiellement résident. On vous prendra en photo, on vous donnera plein de papiers. Petit truc 2: Acceptez l’inscription à la réunion d’information. On n’y apprend pas grand chose mais c’est bien pour rencontrer du monde et se faire des amis. C’est là que j’ai rencontré Anne, et que Jean-Marc a rencontré Laure et Guillaume.

La démarche la plus importante, c’est la demande du NAS. Commencez par ça. Puis prenez un rendez-vous à la SAAQ pour obtenir votre permis de conduire québécois. Il y a plusieurs semaines d’attente. Pas la peine d’essayer d’ouvrir un compte en banque sans NAS, ça ne marche pas. Gardez vos cartes françaises. Pas la carte bleue simple, hein! La visa, ou la master card! Puis armez vous de courage et cherchez votre logement. Privilégiez vos relations québécoises, “réseautez”: les meilleurs logements ne sont pas dans les petites annonces. Et puis, les logeurs n’aiment pas bien les gens sans emploi, sans compte en banque et sans référence. Ce sera votre première épreuve du feu, mais ça se passe bien avec un peu de persévérance. Je connais des gens qui louent des choses. Si ça vous intéresse, envoyez moi un courriel.

Après, une fois installé… soufflez un peu… profitez de votre chez vous. Acclimatez-vous... vous avez tout à réapprendre. Et puis surtout... commencez un blogue. Vous aurez plein de choses à raconter!

Forums de discussion et liens utiles: - En priorité, la voie officielle: le MRCI. C’est là que vous pouvez évaluer vos chances. Pas la peine de passer par un organisme qui vous prendra vos sous.

- Un forum de discussion version le Québec est le paradis sur terre. Un peu “Propaganda”, mais avec de bonnes infos. - Un autre, version qu’est ce qu’on fout ici? Quand est-ce qu’on repart? : déprimant quand ça ne va pas mais avec des gens intéressants, et avec une vision indépendante des choses. Dommage que ce site soit peu à peu devenu payant...

Pour le reste, soyez ouvert, aimez ce pays qui vous accueille. Après quelques mois, ça va mieux, après quelques années, on se sent chez soi.

Profitez de cette expérience qui vous fera découvrir plein de choses et mieux vous connaître vous meme!

Vous verrez, quand vous aurez en main votre billet d’avion (aller simple), tout le monde vous dira: “Oh, tu as de la chance!”

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